C'est une vie de luxe mais il faut bien que quelqu'un la vive et pourquoi ce ne serait pas vous ?!
 
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 You're A Superstar, You Know It [PV. Mini-Marylin]

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Olivia Nichols
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MessageSujet: You're A Superstar, You Know It [PV. Mini-Marylin]   Dim 20 Mai - 3:54

Strike a pose
Strike a pose
Vogue, vogue, vogue
Vogue, vogue, vogue


Malgré le coup des quatorzes heures sonné depuis quelque temps, la chambre d'Olivia était plongée dans le noir. Les rideaux de soie indienne étaient fermés sur un soleil au zénith, et la pièce était silencieuse, malgré le climatisateur qui empêchait la demoiselle de mourrir de chaleur. Tout était calme, on n'appercevait que des piles de vêtements, tous griffés, jucher des meubles d'exportation au bois de cerisier traité, valant dans les chiffres à trois zéros. Rien de moins. Si il y avait eu un rayon de lumière, on aurait pû appercevoir la jolie couleur aubergine grillée des murs, ainsi que les différents cadres qui contenaient des photos d'Olivia et de Kemp. Au centre de la pièce, un énorme lit king, aux draps de soie aux couleurs oranges, fushias et mauves, donnant à la pièce une ambiance très oriental, avec les divers motifs dorés un peu partout, avec des dizaines de coussins éparpillés sur le sol. L'endroit était un véritable chaos mais l'élégance se faisait clairement ressentir, que ce soit par les vases marocains sur le rebord de la fenêtre, ou le grand tapis persan, recouvrant le plancher de bois franc. Mais ce qui était le plus élégant dans la pièce faisait l'unamité sur le mot fantastique. Celui merveilleuse, admirable et stupéfiante aussi. Continuez dans ce sens, vous êtes sur la bonne voie.

Étendue sur le dos parmi les draps de son lit défait, Olivia ressemblait à une oeuvre d'art. Simplement vêtue d'un soutien-gorge en dentelle rouge, avec la culotte demi-fesses assorties, le tout signé Armani Underwear, la demoiselle Nichols jouait dans sa chevelure d'or tout en fumant passivement sa première Marlboro Light de la journée. Il faut mentionner aussi que cette Reine venait tout juste de se réveiller, daignant finalement d'ouvrir ses yeux aux magnifiques prunelles azures. Elle avait un mal de tête terrible, sa gorge était sêche et nouée et son estomac tout retourné, mais son air dédaigneux ne laissait rien paraître. La soirée de la veille avait été des plus intéressantes, et elle n'était rentrée qu'à six heures, passées, après avoir profiter de la suite du Plaza en compagnie d'un fort charmant jeune homme que les litres de vodka ingurgité lui avait fait oublier jusqu'au nom. Les dizaines de grammes de cocaïne n'avait pas dû aider non plus d'ailleurs... Kemp étant trop occupée à batifoler avec le nouvel homme à conquérir dans la Grosse Pomme, Olivia n'avait pas eu la chance de voir sa meilleure amie, colocataire et deuxième reine de New York depuis un moment. Était-elle à l'appartement présentemment? La demoiselle Nichols tendit l'oreille, mais n'entendit rien. Mais ça ne voulait rien dire, son amie non plus ne devait pas être encore levée. Ou elle était peut-être encore dans les bras d'un inconnu?

Ladies with an attitude
Fellows that were in the mood
Don't just stand there, let's get to it
Strike a pose, there's nothing to it


Malgré toutes les supplications de son corps de rester simplement étendue à fumer en chaînes des paquets de cigarettes, Olivia se leva aussi péniblement qu'élégamment. Cette jeune femme a le don de pouvoir se vider les tripes avec préstence et classe. Enfilant le peignoir en soie roseâtre Victoria's Secret Angel, qu'elle avait reçut au Fashion Show 2006, la demoiselle Nichols alla ouvrir les rideaux de son petit palais. Le soleil l'éblouit, et elle dût fermer les yeux. Gueule de bois terrible. Le peignoir ne couvrait absolument rien, mais Olivia sortit tout de même de sa chambre pour se retrouver dans l'immense couloir de son 500 mètres carrés. Si Kemp était avec un jeune homme, celui-ci aurait simplement la chance d'avoir un deux pour un. Une promotion, un peu comme les soldes à Barneys. Aussi gracieuse que si l'équivalent de deux milles Watts étaient pointés dans sa direction, à une ouverture de show pour Galliano, Haute Couture à Paris, Olivia prit le chemin de l'immense salle de bain de marbre qu'elle partageait avec Kemp. Autant laissé la chance à sa comparse de se réveiller d'elle-même. Aucun sourire n'avait encore daigné d'apparaître sur les lèvres gourmandes de la demoiselle Nichols, mais ça viendrait. Un jour peut-être...

Après s'être déshabillée, ce qui prit tout de même un moment, malgré le très peu de vêtements qu'elle portait, à cause du mal de tête qui lui lacérait le crâne, Olivia sauta, au sens figuré évidemment, sous le jet bouillant de la douche. Elle y resta une bonne heure, savonnant sa chevelure de blé, exfoliant et hydratant sa peau au teint de pêche et lavant chaque parcelle de son corps de rêve, afin de ne plus avoir cette odeur de fumée de cigarettes, de fumée d'autres substances et d'alcool. Décidant d'être gentille et de ne pas prendre le risque que Kemp se retrouve sans eau chaude, Olivia sortit finalement de la douche, pour se trouver dans une salle de bain entièrement remplie de buée. Elle ré-enfila la robe de chambre, et laissant l'immense serviette en éponge crème traîner sur le plancher de marbre, elle quitta la salle de bain, non sans pas avoir gober deux tylenols contre le mal de tête. Extra fort. Dans le couloir, toujours pas de signes de Kemp. La demoiselle Nichols alla alors à sa chambre, et se décidant que quinze heures trentes c'était une heure assez respectable pour s'habiller, s'acquitta de la tâche, tout en commençant à râtisser tout son garde-robe. Jupes, pantalons, chemisiers, robes, le tout se suivait, mais aujourd'hui, Olivia n'avait aucune idée quoi mettre.

You're a superstar,
Yes,
That's what you are,
You know it


Elle opta finalement pour un pantalon skinny noir, signé Marc by Marc Jacobs, qu'elle agença avec un chandail cache-coeur marin, un long collier avec un coeur en pendentif au bout et de petites ballerines noires, en cuir, signées Repetto. Si elle devait sortir, elle se changerait, mais pour le moment, elle n'avait pas envie de trop soigner sa tenue. En fait, si elle devait sortir est parler avec trop d'optimisme. Il était clair qu'elle sortirait, ferait la folle une fois de plus. Avec Kemp, Andreia, Alex, Cherry ou Capri? Peut importe, ce soir serait une soirée d'enfer comme toutes les autres. Elle se maquilla légerment, pour ne pas à avoir à reprendre une douche pour se démaquiller si elle sortait, et laissa ses cheveux ondulés gracieusement, et tomber sur ses épaules. Malgré ses yeux légerment rougis à cause des traces de coke encore présente dans son sang et de ses lèvres gercées à cause du pétrole dans les cigarettes, elle était magnifique. Comme d'habitude quoi. Elle alla à la cuisine où elle avala sur le pouce un demi pamplemousse sans sucre et un café noir, puis tenta de feuilleter le Vogue. Mais elle était incapable de rester calme et tranquille dans la cuisine. Elle fila alors jusqu'à la chambre de Kemp, où elle ouvrit la porte brusquemment.


«Allez, lêve-toi pétasse!»

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MessageSujet: Re: You're A Superstar, You Know It [PV. Mini-Marylin]   Mer 23 Mai - 19:39

Faire la fête n’est vraiment pas de tout repos . L’imbécile qui a un jour prétendu résolument que faire parti de la jeunesse dorée était de toute simplicité se trompait , et pas qu’un peu . Malgré le fait que les jeunes , beaux et intelligents habitants de Manhattan ne voudraient changer de vie pour rien au monde , il y avait de quoi se plaindre . Franchement , devoir se lever à trois heures de l’après-midi pour aller faire un photo shoot aux soins de Karl Lagerfeld alors qu’on s’est couché au petit jour est un véritable supplice . Pourtant , ce genre de tracas comme aller déjeuner au Four Seasons en compagnie d’Allegra Versace , petite fille de Donatella et nièce du créateur de la marque Giannini , ou s’allonger en bikini Eres rouge incendiaire dans l’herbe luxuriante de Sheep Meadow avec une rock star était coutume . Il fallait s’y habituer sitôt que l’on voyait son nom entrer dans la liste VIP . Alors imaginer pour Kemp , qui était tout en haut de cette série de prénoms qui régissait totalement la vie dans la Grosse Pomme ! Son existence était un long enchaînement de cérémonies en tout genre , de dîners , de sorties en discothèques , de virées shopping et autres plaisirs non coupables . Parce que , soyons logique , elle ne s’en mordait pas les doigts . Si la reine commençait à avoir des remords de tout le mal qu’elle faisait , où irait-on ?! « J’envisage l’avenir comme une éternité de souffrances et d’ennuis « , voilà une phrase on ne peut plus fausse . Car si la délicieuse blondinette était coincée dans cette vie futile et pleine d’avantages , elle comptait en profiter . La moitié des divas de la ville se damneraient pour lui arriver à la cheville . Quel gâchis , vraiment , si elle ne se contentait pas de son pouvoir . Et tant qu’à faire , histoire de se rendre la vie aussi belle que possible , autant être méchante . Comprenez ici , pour devenir Alpha Girl au possible , il ne fallait absolument pas se laisser marcher sur les pieds . Et , contre les langues de vipères du quartier , rien de tel qu’un ego surdimensionné , un compte en banque bien rempli et une capacité à être une peste odieusement importante . Mangé ou être mangé , comme la loi de la jungle . Ce même credo régissait les minutes égrenées lentement par le sablier de la nature . Bref , rien de mieux qu’une fille adorablement détestable comme Key pour régner sur l’Upeer East Side . Mais justement …

Tant qu’on parlait de mademoiselle , on se devait de prononcer le nom complet d’Olivia Nichols . Les deux fashionitas étaient inséparables depuis leur rentrée commune à l’école maternelle . Alors que miss Nichols refusait catégoriquement d’être scolarisée , voyant dans cette obligation une punition divine , Kemp s’en moquait royalement . Pourvu que ses deux demies-sœurs ne soient pas dans le même cours qu’elle . D reste , elle n’en avait rien à faire . Et le premier septembre , les deux petites avaient passé un chandail de la nouvelle collection Burberry Kids . Chacune avait secrètement pensé que tout n’était peut-être pas perdu , et elles avaient bien eu raison de s’accrocher à ce sentiment-là . Résultat , elles étaient meilleures amies depuis tout ce temps . Encore aujourd’hui , on pouvait voir ce qui les rendait heureuse : être ensemble . Duo de choc de la ville , les deux héritières avaient gagné à devenir best* . Bref , depuis leur rencontre , leur succès n’avait fait que de proliférer . De plus en plus populaires , elles étaient aujourd’hui aimées , adorées , adulées de tous et chacun . C’était donc tout naturellement que pour leur vingt ans , les deux jeunes filles emménagèrent ensemble . Un loft de grand standing , de cinq cent mères carrés au bas mots , donnant sur la Cinquième Avenue et Central Park , avec une vue sur le Metropolitan Museum of Art , leur avait été gentiment octroyé . Plusieurs domestiques , comme des femmes de chambres ou des chauffeurs , étaient également à leur disposition . Les services auraient été pour Madonna que les gens ne se seraient pas autant presser pour les rendre . Et encore , ce n’était qu’un petit détail de la folle existence des copines . Elles passaient leur journée à faire les boutiques sur la Fifth , divaguant entre Barneys, le studio privé de Tommy Hilfiger , celui d’Oscar de la Renta , le magasin Victoria’s Secret et Saks . Comment gagnaient-elles l’argent nécessaires à tout cela ?! Elles ne travaillaient pas vraiment . Leurs parents , de grands bussinessman et stylistes de leur génération , étaient plus riche que Crésus . Les milliardaires Bass étaient respectivement homme d’affaires travaillant dans les diamants et directrice en chef de Runway Angleterre . Les époux Nichols étaient publicistes et tenaient la plus grosse boîte dans ce domaine du monde . Dire que les billets pleuvaient n’était pas un euphémisme . Malgré tout , nos meilleures amies avaient trouvé le temps de devenir mannequins en plus d’être héritières et j das les diamants et directrice en chef de Runway Angleterre . Les époux Nichols étaient publicistes et tenaient la plus grosse boîte dans ce domaine du monde . Dire que les billets pleuvaient n’était pas un euphémisme . Et malgré tout , les meilleures amies avaient trouvé le temps de devenir mannequin en plus d’être héritières et jet-setteuses , ce qui n’est pas peu dire . Repérées par un agent , elles étaient les top-models de la haute-couture , belles et chic par excellence . Elles étaient la perfection incarnée . Muse de grands couturiers , elles symbolisaient l’hiver et l’été .

La chambre de Kemp était un écrin vert jade pâle , la couleur favorite de celle-ci avec le rose . Techniquement parlant , elle en avait des dizaines d’autres . Mais comme le commun des mortels considère les nuances de doré , argenté , cuivré et pailleté comme des tons , elle avait fait l’impasse dessus . De plus , une chambre entièrement ourlé de strasses serait de mauvais goût et étouffante . Bref , deux cabinets chinois anciens aux incrustations de nacre étaient placés de part et d’autres de la fenêtre . Sa chambre , faite selon les plans du plus grand décorateur du moment et sous ses ordres , était une représentation d’une impératrice japonaise ancienne . Key était une reine , ce qui convenait bien . Mais à la base , le double bureau devait se trouver près d’une cheminée . Or , , comme la belle blonde avait refusé d’être envahi par un mastodonte de pierre , il avait fallu revoir la situation . Le lit traîneau était un héritage de la Souveraine en personne , et miss Bass ne s’y couchait que si il avait été fait avec des draps en soie vert pistache , brodé à son chiffre fétiche . Le vingt-quatre évidemment , jour de son divin anniversaire et veille de celui de sa petite Olive . La proximité de leur date de fête avait d’ailleurs été , longtemps , l’objet de fous-rires . Elles avaient souvent décrété être des jumelles , parfois encore même . Et comme Olivia devait être la personne la moins ponctuelle de la Big Apple , ce qui était un record aux vues des retards incessants de son amie , était juste arrivée en retard . que de souvenirs , n’est-ce pas ! Tout autour du lit se trouvaient des pétales de roses blanches du japon , cueillies et semées chaque jour avec un soin infernale . Il y avait également un fauteuil en satin brodé de fleurs , dans une forme stylée et originale , dans un coin de la pièce . La table de nuit , une tablette transparente incrustée de saphirs véritables , était disposée à côté du lit de mademoiselle . Elle y avait posé son réveil bang & Olufsen , ses magazines de mode , ses trois ou quatre téléphones mobiles . On pouvait apercevoir au dessus de la fenêtre des rideaux vert également , d’une teinte plus pomme , avec des crochets de nacre blanc . Des tableaux de Picasso et van Gog dans un ton avant-gardiste s’alliant à merveille avec la décoration étaient posés . On pouvait aussi admirer un miroir en pied très ancien , fais de bois exotiques blanc cassé avec des diamants et de petits cristaux . Le dressing se situait su le côté de la pièce . Le lit massif ombragé par une lumière tamisée frappait plus que tout , mais la coiffeuse d’époque , tout en nacre avec des accessoires à maquillages redoutablement chers et admirables était aussi sublime . Si la chambre d’Olivia ressemblait à celle des princesse de palais orientaux , Key avait choisi une ambiance de maison de jouet . Pour la poupée de porcelaine , c’était un style asiatique et raffiné au plus haut point .


- T’es folle , pourquoi tu m’as réveillé ?! Honey Bunch , je dormais si bien ! Ne refais jaiams plus ça !

C’était désormais clair comme de l’eau de roche que la jeune fille ne pouvait pas se passer de Kemp . elles allaient toujours dans la même direction , et puisqu’ Olivia était réveillée , Kemp devait l’être aussi . Elle avait d’ailleurs eu beaucoup de chance que celle-ci soit seule , car la soirée précédente , elle avait été accompagnée . Honey Bunch était un surnom donné à la majestueuse Livia , par sa meilleure amie , en référence à sa magnifique chevelure couleur miel . Depuis leur enfance , miss Bass était apellée par cette dernière Little Bo Beep ou même Tinkerbelle Fairy , deux diminutifs vraiment mignons . Que d’affection dans cette relation ! Kemp avait ouvert ses magnifiques prunelles bleu turquoise , comme de topazes , quelques minutes plus tôt . Elle était enchevêtrée dans un méli-mélo de draps de soie et de couette divinement bien brodée , cinq cents fils au mètre carré , c’est dire . Les cheveux légèrement en bataille , la voix cassée par l’alcool , , la soirée lui revint en mémoire . Elle se rappela être sortit danser avec miss Nichols la veille . A part les litres de Sangria et de Veuve Clcquot absorbé , les traits de coke innombrables tapés et les bras ouverts d’un homme amoureux d’elle comme personne , elle ne se souvenait de rien . La cocaïne , en plus de faire mincir , avait le don de faire oublier tous ls petits détails insignifiants et désastreux de la soirée . Vêtue d’un skinny Marc Jacobs achetée avec elle , Olivia était radieuse , comme toujours . Elégante et belle , elle se tenait debout à côté de l’imposant lit de sa colocataire . Déjà maquillée , elle sentait une odeur de vanille propre à sa personne , de Marlboro light et de pamplemousse prêt à être rejeté en toute simplicité de l’organisme . Key sentait encore sa fragrance française conçue spécialement pour elle par un créateur de parfum . Elle ne fumait que des Merit ultra-légères e prenait plus de grammes de coke que les trois quarts des new-yorkais réunis . Quand à sa spécialité , c’était les crises d’anorexie ou elle vomissait ce qu’elle n’avait pas mangé . Inutile donc de préciser qu’elle et Oliv’ étaient vraiment faites pour être ensemble . Habillée d’une nuisette violine La perla , ornée d’un décolleté plongeant en dentelle parme , elle s’assis sur un de ses oreillers bouffant et s’étira . Levant alors les yeux jusqu’à sa visiteuse importune , elle lui lança un des seuls sourires sincères et amicaux qu’elle fassent . A part pour l’autre , elles n’en produisaient quasiment jamais . Elle regarda autour d’elle , et constata qu’elle n’avait même pas fermé ses volets le soir . La pièce , baignée de lumière chaude et douce , illuminait le duo de choc . Un vrai enfer , surtout réunis . Ayant regardé la tenue de son amie , elle posa son regard sur le réveil et soupira . Mon dieu , elles étaient en retard !

- Bien dormi ? Je ne sais pas si tu te souviens , mais Michael Kors nous as invité au défilé privé chez Bendels dans moins d’une heure ..
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MessageSujet: Re: You're A Superstar, You Know It [PV. Mini-Marylin]   Lun 28 Mai - 21:37

''T’es folle , pourquoi tu m’as réveillé ?! Honey Bunch , je dormais si bien ! Ne refais jamais plus ça !'' Olivia secoua la tête et se contenta de répondre par un vague sourire, avant de prendre un paquet cigarettes qui traînait au hasard sur l'un des meubles de Kemp, pour s'en tirer une, et l'allumer, le tout en un seul mouvement. L'habitude. Sans se soucier des peintures originales qui prônaient sur les murs de la chambre de son amie, la demoiselle Nichols laissa s'échapper avec élégance les voluptes de fumées bleuâtres de ses lèvres gourmandes. De toute façon, Kemp elle-même était une véritable cheminée alors elle ne lui en voudrait sûrement pas. Ou elle se vengerait en allant fumer sous les originaux de peintres marocains dans la chambre d'en face, celle appartenant à la Princesse Olivia, première du nom. Cette même Olivia que l'on retrouvait presque chaque soir au Marquee, bouteille de Cristal à la main, coke dans le nez et X dans un coin de la bouche. Celle qui dansait sur les tables, et malgré les litres de vodka dans l'organisme, continue de paraître élégante à se faire aller ses fesses entièrement tonifiées au Pilates, rigolant et tombant avec Kemp, toutes deux habillées de strass et paillettes. Celle qui avait autant de paires de Manolos qu'il en avait été créées, et qui abordait chaque jour des milliers de dollars de diamants aux oreilles, poignets et cou. Monsieur Bass la comptait parmi ses meilleures clientes, mais grâce à des relations plutôt intimes, Kemp et elle avaient déjà prient des bains ensemble plus jeunes, elle avait droit à des discontes. De 100%. Rien de moins. Mais quand on s'appelle Nichols, Olivia Nichols, on a droit à disons, quelques privilèges. Comme lorsqu'il y a des files d'attente de plusieurs mois pour le nouveau modèle de sac par Marc Jacobs, mentionner le nom Nichols aidait à réduire l'attente. Bien souvent la cassière derrière le comptoir trouvait par hasard un modèle égaré sous une table de marbre dans l'arrière boutique. Et c'était toujours Olivia qui l'avait. Argent, beauté, un nom, Nichols, et on a tout. Idem pour Kemp. Le nom Bass est aussi idolâtrer que celui Nichols dans le monde de la Jet Set New Yorkaise. Au rang des populaires dans la Grosse Pomme, Nichols et Bass se trouvaient sur la même ligne que Dolce&Gabanna, Dior, Chanel, Galliano et Versace. Le fait est que lorsqu'une simple intonation de notre part peut décider du rang social d'une personne et de tous ses descendants, on est aimé, adulé, respecté et craint. Et c'est exactement ce qu'étaient Olivia et Kemp. Deux petites reines qui reignaient sur New York, ayant presque droit de vie ou de mort sur chacun des habitants de la Grosse Pomme. Rien de moins.

«Tu dormais peut-être bien ma chérie, mais je n'avais pas l'intention d'attendre patiemment que tu daignes finalement de te lever. De toute façon, trop de sommeil déstabiliserait ton métabolisme, et je ne pense que tu veuilles te retrouver grosse. Alors bouge-toi!»

Te retrouver grosse. Quelle bonne blague. Kemp, et Olivia de surcroit, avait autant de chance de se retrouver grosse que Bill Gates pauvre. Les deux demoiselles avaient développé plusieurs techniques afin de n'avoir jamais un gramme de plus que la veille. La première étape consistait à ne rien manger du tout, que le strict minimum, pamplemousse sans sucre, salade verte sans vinaigrette, sushis. Boire des litres de cafés, et fumer en chaînes des paquets et des paquets de Marlboro et de Merit. Comme si ce n'était pas assez, boire d'autres litres, d'alcool cette fois-ci, et se sniffer des grammes et des grammes de coke. X, Cristal, Vodka, Cannabis, Tabac, Nicotine, Caféine, Cocaïne... Et si après ce menu gourmet elles se sentaient toujours un peu baillonées, elles iraient comme deux bonnes anorexiques/boulimiques dociles, se faire vomir dans les toilettes de marbre du Ritz où elles partageaient du Chardonnay avec un jeune homme inconnu, séduisant et riche. Dieu merci, la bonne nature avait fait qu'il n'y avait aucune calorie dans une pillule d'ecstasy ou dans du champagne. Et Dieu merci de nouveau, les deux jeunes femmes avaient la chance d'être parfaites. Explications. N'importe qui qui se fait vomir quoditiennement, comme elles, se retrouverait avec des dents sensibles à cause de l'acidité, et un teint verdâtre. Doigts jaunis et mauvaise haleine à cause de la cigarette. Corpulence squelettique à cause du manque de gras. Aucune des deux n'avaient ces symptômes. Elles rayonnaient, merci à Touche d'Éclat d'YSL et le cache-cerne Chanel, leurs dents étaient toujours aussi blanches et droites et leur teint de porcelaine restait ivoire. C'est triste comment certaines ont tout. Triste pour tout le monde, sauf pour elles. Olivia et Kemp vivaient donc un vrai paradis, une vie de jeunesse dorée, et bien que celà impliquait quelques désavantages, du genre devoir passer des après-midis barbants avec les nièces d'Anna Wintour, qui avaient toutes reccourues à la lipposuccion et à l'implantation mammaire, elles en profitaient. Elles en profitaient pour avoir avant tout le monde le nouveau deux pièces fuschia ardent de Dolce&Gabanna, les nouveaux escarpins de Louboutin. Elles en profitaient aussi pour avoir les premiers rangs des défilés de l'Olympus auxquels elles ne participaient bien sûr, assises entres Marc Jacobs lui même et Kate Moss. Elles en profitaient pour pouvoir exhibitionner chaque jour de nouveaux sacs à main matelassés Langerfeld pour Chanel, ou des sacs en cuir de Dior. Leur vie n'était qu'un mélange d'adoration, de surexposition, de surconsommation et de glamour. Le tout soupoudré de robe de cocktail Vera Wang rouge caniculaire, au décolté si plongeant que tous perdent leur regard. ''Bien dormi ?'' Olivia rejeta avec un peu plus de force une dernière volupte de fumée.

«Si, j'ai bien dormi. Mélange de coma éthilique et sommeil de plomb. J'adore. Et toi?»

Son ton était sarcastique et amusé. Elle avait toujours ce ton là, comme si elle se moquait de vous, comme si elle n'en avait absoluement rien à faire que vous lui parliez, un peu comme si vous la dérangiez. Bien sûr, ce n'était comme ça qu'elle se ressentait vis-à-vis Kemp, elle l'adorait, mais son ton ne changeait jamais, peut-être juste une voix un rien plus rauque et sensuelle lorsqu'elle fait la connaissance d'un jeune homme. Jamais de sa vie Olivia n'avait eu de relations sérieuses avec un garçon. Jamais. Et ce n'était pas prêt d'arriver. Elle aimait enchaîner les histoires d'un soir, ou avoir quelques amis, comme on le disait, amis avec avantage. Si Alex ou Ralph n'était pas disponible, elle irait alors en chasse avec Kemp, mais bien souvent, un des deux jeunes hommes mentionnés plus haut s'avérait prêt à la voir. Olivia avait rencontré Ralphu Sullivan quelques temps auparavent. Il travaillait pour son père, et ils s'étaient rencontrés à l'occasion d'une soirée par la compagnie Nichols & Afiiliates. Ils avaient immédiatemment sympatisé, et avait passé le reste de la soirée à apprendre à se connaître plus amplement. Dans un lit. Et depuis, ils partageaient souvent ces petits moments de connaissance. Bien évidemment, ni un ni l'autre ne voulait que le père d'Olivia apprenne leur relation, ce cher Mr Nichols ne les croyaient qu'amis, mais ce n'est pas pour autant qu'ils s'empêchaient de se connaître dans le bureau fermé à clé de Ralph, alors que le père d'Olivia n'était qu'à quelques pas. Ils adoraient jouer avec le feu, ça ne faisait qu'épicer les choses. Si Ralph n'était pas disponible, ou avec quelqu'un d'autre, ils sont très ouverts, Olivia allait retrouver Alex. Alexander Price était un jeune homme très charmant, solitaire et drogué. La demoiselle Nichols aimait bien se retrouver avec lui, ils avaient ce petit jeu de séduction entre eux, et ils aimaient bien se shooter ensemble. Bref, rien de très glorieux. Du moins en apparence. Car tout ce petit monde, celui d'Olivia, celui de Kemp qui venait la rejoindre, d'Alex, de Ralph, Cherry, Andreia, Sasha et les autres, ce monde était le même. Celui de la jeunesse dorée. Des excès quintuplés, des envies irréalisables et des péchés qui se rencontrent dans un tourbillon de taftas des nouvelles jupes de la collection Alexander McQueen. Ce petit monde était ce que tous aspiraient, le American Dream que l'on recherchait dans les années folles, les années 20, remodelé modernement, à l'ère des 2000. Bien que tous trouvaient à critiquer la jeunesse dorée, tout le monde voulaient en faire partit. Olivia et Kemp étaient parmies celles qui en faisaient parties avant même leur naissance. ''Je ne sais pas si tu te souviens , mais Michael Kors nous as invité au défilé privé chez Bendels dans moins d’une heure ..'' Olivia releva la tête vers son amie, une deuxième cigarette au bec, couvert d'un gloss nacré Dior Kiss.

«Crois-tu sincérement que si je m'étais rappelée que Michael nous avait invité à Bendels, je me serais habillée ainsi? Du Marc pour aller voir Michael? Qu'elle idée! De toute façon, il n'y a même pas cinq heures, je ne me rappelais même plus de mon nom, alors imagine un défilé privé... On a qu'à ne pas y aller, ou arriver en retard. Ce n'est pas comme si c'était le première fois...»

Un autre avantage à être Kemp Bass ou Olivia Nichols, c'est que l'on se faisait inviter partout. Défilés privés, Shoot avec Meisel, partie de shopping avec Marc, bref, vous voyez le topo. Mais les demoiselles avaient un défaut, et oui, un parmi tant d'autre, elles étaient les deux personnes les moins ponctuelles de New York en entier. Il fallait leur donner rendez-vous à 14h pour un PhotoShoot à 16h, et elles trouvaient le moyen d'avoir une bonne demi-heure de retard. Mais le fait qu'elles arrivaient toujours en retard, ou ne daignaient même pas de se présenter les rendaient encore plus attirantes. Si elles ne se présentaient au défilé de Michael, celui-ci les inviteraient dès le lendemain à partager un déjeuner de tomates mozzarella qu'elles iraient tour à tour vomir dans les toilettes, Michael s'excusant de les avoir pressée à venir, Kemp et Olivia étant les victimes, comme toujours. Vêtues comme deux princesses dans les robes spécialement créer pour elles, taille 0, rien de plus, les deux reines de New York excuserait leur viel ami en échange des nouveaux botillons style cavalier qui n'étaient pas encore magasin. Évidemment, Michael accepterait, et elles auraient chacune plusieurs paires, les crèmes brûlées, marrons glacés et ébènes, et ils sortiraient tous prendre un verre de Cristal à Ritz, avant que les deux demoiselles s'excusent sous prétexte qu'elles sont fatiguées, et rentreraient chez elles se changer, histoire d'étreigner les botillons dans un bar huppé de New York. Elle sortiraient jusqu'à pas d'heure, et les dizaines de grammes de cocaïne leur ferait tout oublier, et le lendemain, se rêveillerait une heure trop tard pour assister au défilé de Marc. Elles n'y assisteraient pas, et Marc, prenant pour cause qu'elles s'étaient trop amusées avec Michael pour daigner de se présenter à son show, leur enverrait milles cadeaux, dont le modèle 2006 du Stam Bag, et l'histoire recommencerait. Plus les filles se montraient détestables, plus on avait envie d'être dans leurs grâces. Le fait qu'Olivia ou Kemp pointe le bout de son nez à un défilé promettait l'avenir d'une collection, peu importe la renommer du designer. Elles étaient toujours à la fine pointe de la mode parce qu'elles créaient la mode. Elles étaient les reines de New York, et régnait pour avoir tout autour d'elle, une ville bouillonnante d'activitée où elles plongeraient encore plus dans le merveilleux monde la jeunesse dorée.

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MessageSujet: Re: You're A Superstar, You Know It [PV. Mini-Marylin]   Mer 30 Mai - 15:37

La vie à New York était vraiment une pure folie . Il était tout juste quinze heures , créneau local , et déjà on entendait au dehors des dizaines de klaxons qui retentissaient à l’unisson . D’accord , c’était tout juste le milieu de l’après-midi . Rien de plus normal donc que d’entendre la ville frémir et s’exciter sous cet horaire . Mais , quand au dehors , la température avoisine les quarante degrés au soleil , les gens ne devraient pas sortir . Rester dans les bureaux climatisés des buildings hauts perchés ou se terrer chez soi , perché sur un tabouret à côté d’un ventilateur , était bien plus censé . Les rouquines , entendez par là les vraies , comme ces jolies petites hollandaises au visage parsemé de taches de rousseur , prendraient aussitôt un coup de soleil sous cette chaleur de plomb . Dépassé le zénith de trois heures déjà , les gens n’attendaient plus qu’une seule chose : la tombée de la nuit . Peut-être alors l’air ambiant se ferait-il plus supportable , moins étouffant et moins chaud ?! Mais les illusions s’envoleraient vite le moment venu , quand toute la population de la Grosse Pomme se rendrait compte que minuit n’est pas la plus douce des heures . Malgré tout , Kemp et Olivia seraient de sortie , encore ce soir-là . Parce qu’elles e, avaient décidé ainsi , et aussi parce que chassez le naturel , il revient au galop . Une expression des plus vraies . Sortir était une habitude pour les deux jet-setteuses , si bien que s’en aurait presque put devenir la routine si ce n’était pas si amusant . Oui , se pavaner au Marquee , verre de Dom Perignon à la main , cigarette remplie d’on ne sait quelle substance illicite à la bouche et souliers vernis Ralph Lauren au pieds , était en somme assez jouissif . Et lorsque , pour couronner le tout , quelques jeunes étudiants de Yale , d’héritiers sexy et riches à souhait ou même de Casanova de la Big Apple venaient se présenter à elles , il ne leur en fallait pas plus pour trouver prétexte à s’amuser . La manipulation étant un art apprécié dans l’Upper East side , les deux copines avaient appris à s’en servir comme bon leur semblait . Ainsi , à chaque fois qu’un Dom Juan en herbe leur passait sous le nez , elles usaient et abusaient de leur charme pour le séduire . Au bout de trente secondes , les jeunes gens faisaient aimablement connaissance au lit . Cokées er re-cokées , Kemp et Olivia finissaient inévitablement par oublier , le lendemain au réveil , ce qui s’était passé la veille . Comme elles avaient trop consommé de cocaïne , de Bellini , de cigarettes Marlboro et beaucoup trop vomi , impossible de mettre la main sur un quelconque souvenir .

- Je ne serai jamais grosse . Mais ne tentons pas les diable . T’as gagné , je me lève !

Evidemment , Kemp ne serait jamais Ô grand jamais grosse . Rien que le fait d’atteindre un poids normal lui était impossible . En effet , la belle devait peser quarante kilogrammes toute mouillée , ce qui était extrêmement peu pour son mètre soixante dix et quelques . Elle avait d’ailleurs insisté sur le mot jamais , signification extrême de son mépris pour les bourrelets et les personnes en possédant , ainsi que son abnégation envers toute forme e nourriture , quelle qu’elle soit . En effet , la fashionita avait renoncé à s’alimenter il y a longtemps de cela , et le jour ou elle retoucherait à un plat équilibré serait l’apocalypse . Même si le sort de l’humanité toute entière en dépendait , la blondinette ne s’arrêterait pas de vomir . Idem pour Olivia , bien sûr . Cette dernière n’avait jamais été très expressive avec Kemp . Elle employait ce même ton froid et dédaigneux avec elle qu’avec le livreur de plats de la Trump Tower . Bien que miss Bass elle-même reste distante et hautaine , elle n’avait jamais compris cet élan de sarcasme . Elle se demandait même parfois si elle était véritablement sa meilleure amie . Bien que les journaux les cataloguent comme tels , son Olive ne le lui avait jamais vraiment dit . Dire que Kemp en souffrait était franchement abusé , mais tout de même . Soudain , puisqu’elle était censée se lever , elle attrapa un magazine sur sa table de nuit . Vogue était vraisemblablement son livre de chevet , et ce depuis des années maintenant . Au passage , elle attrapa une Elephant Pink . Vous savez , ces délicieuses cigarettes roses fuchsia à la vanille que la jeune héritière gardait pour les occasions spéciales . Bien que le prix exorbitant d’un unique paquet soit au minimum l’équivalent d’un de ces fourre-tout en peau de python vert matelassé John Galliano pour Dior , Key en consommait avec un plaisir non coupable . La culpabilité n’était vraiment pas une des vertus premières de l’égoïste et sexy jeune femme , nullement intimidé par ses caprices et son ego surdimensionné . Elle prit au passage son Dupont incrusté de diamants roses pâles , et s’éleva légèrement . Le dos droit contre un de ces oreillers rembourré à souhait et tissé de trois cents fils au mètre carré , elle ouvrit le journal et le feuilleta distraitement . Elle et Olivia créaient la mode . Et aussitôt après , elles la détruisaient au prix d’une nouvelle , elle-même banni par la suivante . Le duo mythique de la Grosse Pomme , en haut de l’affiche . Mieux que deux étoiles montantes , deux reines . Le prix à payer n’était pas très élevé en somme : exhiber un des nouveaux slims Bobbypin par Viktor & Rolf en avant-première mondiale à un défilé de Marc Jacobs , sortir dîner au Plaza avec les jumelles Winston , célèbres héritières de la marque de bijoux de luxe , assister à un photoshoot de Kate Moss pour Meisel , consentir à assister à la soirée de bienfaisance de Muccia Prada , et enfin prendre de la coke jusqu’à pas d’heure , un verre de Cosmopolitan à la main , juste pour être vue . Oui , on peut dire que pour cette célébrité , cette popularité , cette adoration sans limite et ses fous excès , accompagnés de folies et d’envies à satisfaire , rien n’était trop . Et rien n’était assez pour Kemp et Olivia , cela va de soit .

- Un doux sommeil également . Mélange de somnifère , des restes de la soirée en ecstasy et d’une folle envie de rester dans mes draps de soie . J’adore .

En repensant à la soirée , Kemp se souvint aussitôt de Andrew Gage . Cette homme , elle le détestait de toutes les fibres de son parfait être . Si elle avait put choisir , il ne serait pas né . Alors elle accupait son temps libre à ruiner sa réputation , à faire de son existence un enfer . Comme si ça ne suffisait pas d’avoir sous les yeux sa personne , le jeune homme prenait un malin plaisir à tourmenter la belle . Il tournait chacun de ses propos en dérision , l’embêttait et la draguait de surcroît . La mannequin avait beau avoir un fort caractère et un tempérament de feu , le seul fait que quelqu’un ne lui cède pas la mettait hors d’elle . Mais voilà , puisqu’il lui était impossible de faire autrement , elle utilisait toute sa maîtrise d’elle , donc son self contrôle , pour rester de marbre . Et comme à chacune des soirées dans laquelle il était présent , notre fille à papa favorite était tombée dans ses bras . Invariablement , inlassablement , ils couchaient ensemble . Pourtant , au levé du jour et avant même d’avoir eu le temps de s’endormir , Key le laissait en plan . Elle ramassait sa jupe en jean Replay incrustée de quelques paillettes ça et là , ses leggings noire brodé de fines dentelles Chanel et les enfilaient à la va-vite . Dix minutes étaient nécessaires pour retrouver dans la pénombre son dos-nu Versace blanc nacre , ainsi que ses boucles d’oreilles Bulgari , trois carats l’unité . Elle cherchait ensuite à tâtons , sous le lit et vers la commode de la chambre de la suite présidentielle du Ritz , ses toutes nouvelles bottes plissées en daim Missoni , et une fois qu’elle les avaient aux pieds , sortait . Bien sûr , elle prenait soin d’oublier son cardigan rayé Burberry de la nouvelle collection , celle de l’année suivante pas encore sortie bien sûr , ou même son petit cabas Dior . Toutes ces manoeuvres dans le seul et unique but que l’homme la rappelle . Elle le haïssait plus que tout , il était dingue d’elle . Oui , à la seconde même ou Andrew avait rencontré la petite princesse de Park Avenue , il était tombé amoureux . D’elle , de ses charmes , de tout ce qu’elle possédait . Et comme on dit souvent que la gente masculine adhère à ce qu’elle ne peut avoir , plus Kemp s’enfuyait et plus son jules la désirait . Typique . Mais la veille , monsieur Gage n’avait pas daigné montré le bout de son nez à la soirée . Au départ , Olivia et elle avaient dansé comme des folles pieds nus sur les tables , balançant en riant du Cistal autour d’elle , Merit entre l’index et le majeur , coke plein les narines . Et il n’y en avait jamais assez . Au cours d’une fête , les deux amies pouvaient se taper trente traits de cocaïne sans broncher , tout en remettant leur robe fleurie Emmanuel Ungaro correctement .

- Cette alternative me convient , trésor . Après tout , je crois que ce créateur nous pardonnerait la destruction massive du système solaire s’il le fallait . Nous sommes ces muses , non ?! Alors il n’a qu’à s’adapter à nos désirs . Mais change toi , tu ne vas quand même pas y aller comme ça ! Pourvu que Michael ne nous ait pas encore placé à côté de cette fille , Cory Kennedy ..

Kemp soupira lentement , lasse de cette journée à venir . Il faut bien reconnaître ce qui s’annonce comme un pur gaspillage de make-up . Mais s’était sans compté sur miss Nichols . Lorsque les deux jeunes filles étaient ensemble , elles déchiraient . Déjà séparées , mais réunies , c’était pire . Elles étaient l’enfer , la plus douce des tentations . Le désir absolu , ce qui se faisait de mieux au monde . Elle reposa soudain son regard sur le magazine , et tomba sur la page à voir . La seule qui compte vraiment , la nouvelle du moment . On pouvait apercevoir pour accompagner l’article une photo d’Olivia et Kemp à Paris , la ville la plus glamour au monde , posant gentiment avec Karl Lagerfeld . Honey Bunch à la droite , souriant aux caméras , et Twiggy Blondie à gauche , bras dessus bras dessous avec le créateur . Elle portait un magnifique ensemble , comme toujours , à la dernière pointe de la mode . Autrement dit , ce qui se faisait de plus fashion au monde . Elle arborait fièrement , avec toute la classe , l’élégance et le raffinement du monde , un bermuda à petit revers en soie noir , tout à fait chic , de chez Gucci , ajusté avec une petite ceinture Guess argentée et ourlée de saphirs véritables . En haut , elle avait déniché chez Barneys , son chez-elle , un top Calvin Klein bleu gris , très sexy et près du corps . Les fines bretelles lui donnait un genre de bustier déléctable qui s’alliait parfaitement au cerf-tête assorti qu’elle avait dans les cheveux . Encore d’un roux flamboyant , coupé courts et bouclés à l’époque . Aux pieds , des mocassins à talons aiguilles de douze centimètres Manolo Blahnik couleur bleu lavande mettaient en valeur ses longues jambes et ses frêles chevilles . Dans ses mains se trouvait une Merit Light , et elle avait sur son épaule une pochette matelassé , teinte dans le bon ton et dont la bride en perles était divine Prada . Elle passa ensuite son regard encore chrabonneux sur le reflet de sa meilleure amie . Celle-ci portait une robe Paul Smith rouge flamboyante avec de petits dessins chinois . Le genre asiatiques mettait son teint parfait en avant et la sublimait . Juchée sur des tongs noires Jimmy Choo sobres mais néanmoins sublimes , elle tenait entre ses doigts l’anse d’un fourre tout LL Bean en cuir véritable et une Marlboro . La dentelle noircie de son soutien-gorge Cosabella dépassait légèrement du décolleté , et en cherchant bien , on voyait un morceau de ficelle sur Key . La provocation en restant absolument classes , c’est-à-dire au comble de la pperfection . Le styliste , lui , était encore dans un de ses costumes Paul ka noir rayé blanc , avec des mocassins signé lui-même , des lunettes d’aviateur et une queue de cheval blanche parfaitement tirée en arrière pour rehausser ses pommettes saillantes .
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